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Retro Duo, retour vers le passé ?  (Achats/Ventes) posté le jeudi 10 avril 2008 19:19

Je me suis pris dernièrement une Retro Duo, console tout juste sortie mais compatible avec les cartouches de jeux NES et SNES (un port cartouché dédié à chacune) américaines, japonais et européens, ainsi qu'avec les accessoires SNES. En attendant de pouvoir la tester (jeux et adaptateur 220/110 volts), je vous fais profiter des photos de la bêtes. Place aux images (en gif, désolé pour la qualité) !

 

La boîte vue de face fermée

 

La boîte de dos

 

La boîte de face, mais ouverte

 

Le plastique intérieur avec la console, les manettes et ses câble

 

La Retro Duo de face

 

La Retro Duo de dos

 

Une manette de Retro Duo

 

Premiers constats : le plastique est chipos, et les manettes semblent peu robutes et raides. Qu'importe, les manettes SNES originales sont compatibles !

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Samus Zero Suit en 3D !  (Goodies et figurines) posté le jeudi 10 avril 2008 17:33

Pas d'article, mais une vidéo d'une de mes statuettes de collection à l'effigie de Samus Aran, mais sans l'armure ! Assez rare, je l'avais acheté il y a 3 ou 4 ans sur un site de vente japonais, dont j'ai oublié le nom depuis...

 

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La NES  (Consoles) posté le jeudi 10 avril 2008 10:41

La console

 

N pour Nintendo E pour Entertainment et S pour System. NES. L'un des sigles les plus connus de l'univers du jeu vidéo. C'est en effet sous cette appellation que les occidentaux identifient la Family Computer, ou Famicom, première console à succès de Nintendo.

 

 

Sortie en 1983 au Japon avec Donkey Kong et Popeye, alors que le contexte mondial est peu propice aux jeux vidéo sur console, celle que nous appellerons la NES pour plus de commodités va réussir à redresser la barre d'une industrie en chute libre, à l'image de son leader de l'époque : Atari. Cette console va innover sur plusieurs points, et pas seulement techniques, qui lui permettront de devenir la console la plus vendue au Japon dès 1984, malgré un démarrage un peu gâché par des problèmes techniques.

 

Tout d'abord, la console est la première à démocratiser le paddle (manette), en lieu et place des joyticks et pavés utilisés sur l'Atari 2600 et autres ColecoVision. L'Intellivision en fut dotée 3 ans auparavant, mais le faible succès de la console de Mattel limita l'impact de son controlleur dans la mémoire collective. Intégré avec la Famicom, amovible avec la NES, le pad affiche un design simple et efficace mettant en avant la prise en main intuitive, avec une croix directionnelle à gauche et deux boutons d'actions à droite.

 

 

La NES fut la première console à introduire le système de licence de développement pour les éditeurs tiers, politique aujourd'hui standard à toute console, qui limitait l'accès au hardware à de sociétés triées sur le volet. En effet, grâce à l'intégration de puces dédiées (10NES) dans la console et ses cartouches, Nintendo pouvait contrôler l'accès des développeurs à sa machine, et ainsi refouler les jeux ne correspondant pas à ses critères de qualité. Il s'agissait en fait du fameux "Nintendo Seal of Quality", qui fut l'instrument de manoeuvres anti-concurrentielles de la part de Big N, dont l'exclusivité forcée et des royalties frolant les 15€ par jeu !

 

 

Après une brève présentation au CES de 1985 et un lancement-test à New York à la fin de cette même année, la Famicom sort en occident sous le nom de NES en 1986, avec plus de 18 jeux de lancement, dont Duck Hunt, Excitebike, Kung Fu, Mach Rider et Super Mario Bros. Malgré une puissance encore jamais vu à l'époque sur le papier, la NES déçoit quelque peu avec des graphismes baveux, du son grésillant, du clipping et des ralentissements sauvages. Les développeurs peinent en effet à produire des jeux propres sur la machine dans les premières années, avant d'enfin lui faire cracher ses tripes. L'acharnement de Nintendo et des développeurs à soutenir la NES portera finalement ses fruits à partir de la fin des années 1980.

 

 

Si le succès fut bien au rendez-vous, il ne faut pas occulter quele projet "Family Computer" de Nintendo était bien plus ambitieux que ce que nous avons connu. Initialement destinée, via son port extension, à devenir une véritable micro-ordinateur 16 bits (!), la machine dessinée par Masayuki Uemura ne verra finalement que peu d'addons voir le jour en dehors du Famicom Disk System (ou FDS) au Japon, pour l'essentiel des périphériques de jeu (Nes Advantage, Zapper...). A noter qu'une sorte de robot, ROB, est également sorti, compatible avec quelques jeux, dont Gyromite. Cet objet est maintenant collector !

 

 

La NES ne connut pratiquement pas de concurrence, mis à part la SEGA Master System en Europe et la NEC PC-Engine au Japon, qui restèrent largement en retrait. La console fut fabriquée jusqu'en 1995 aux Etats-Unis (avec une NES 2), et jusqu'en 2003 au Japon !

 

Les jeux

 

Une console n'est rien sans jeux, aussi bien conçue soit-elle. Il en va de même pour la NES, qui doit son succès au nombre incroyable de jeux innovants et de hits qu'elle a porté.

 

 

L'un des moteurs du succès de la NES fut indéniablement la série des Super Mario Bros, mettant en scène le plombier italien Mario d'après une idée originale du désormais célèbre Shigeru Miyamoto, également créateur de Donkey Kong et de Zelda ! Notamment inclus dans un bundle avec la NES, Super Mario Bros est encore aujourd'hui le jeu le plus vendu de tous les temps. Ce jeu a révolutionné en son temps la plate-forme 2D, avec un gameplay faisant la part belle à l'anticipation et aux réflexes, mais sans jamais trahir, chaque faux-pas étant entièrement imputable au joueur. Sa fausse suite, Super Mario 2 (Super Mario USA au Japon), est un remake (plutôt réussi) de Yume Kojo : Doki Doki Panic, avec un gameplay totalement à part dans la série. Super Mario Bros 3 enfin (le vrai celui-là), est considéré comme l'un des meilleurs jeux de la console (peut-être le meilleur ?), avec une maniabilité absolument parfaite, des graphismes à tomber, et une richesse incroyable (8 mondes à thème complètement différents, des pouvoirs à foison, des bonus, des warps zones...), le tout dans une cartouche surgonflée de 3 mégabits. D'aucuns (dont moi) considèrent même SMB3 comme meilleur que Super Mario World, sa suite sur Super Nintendo.

 

 

Si l'on peut dire à juste titre que Mario a porté la NES sur ses épaules, il ne fut pas le seul jeu de Big N a faire la légende de sa console 8 bits. The Legend of Zelda (sorti sur FDS sous le titre Zeruda no Densetsu au Japon), autre création du génial Shigeru Miyamoto, fait parti de ces titres qu'on ne peut oublier lorsqu'on l'a connu à l'époque de sa sortie, en 1987 chez nous. Premier jeu d'Aventure avec un grand A, le jeu propose d'incarner Link dans l'immense contrée d'Hyrule (128 écrans extérieurs !), à la recherche des fragments de la Triforce éparpillés dans 8 donjons mortels afin de sauver la princesse Zelda des griffes du terrible Ganon. Long, riche, mais aussi très difficile, ce jeu annonce l'avènement des jeux complexes et travaillés, loin des titres arcades à score qui avaient encore la part belle au début de la vie de la NES. Comble du raffinement, la cartouche du jeu était d'une livrée or du plus bel effet.

 

La suite, The Adventure of Link, fut l'un des jeux les plus controversés de l'histoire du jeu vidéo. Après un coup de maître avec The Legend of Zelda, Miyamoto bouleverse les bases de son chef d'oeuvre et propose un jeu totalement novateur, avec déplacement sur carte et action en vu de profil, ainsi que des éléments de RPG (points d'expérience, statistiques à augmenter). Encore plus long et difficile que son prédécesseur, ce jeu a été durement critiqué par les fans du premier Zelda, ce qui fut probablement une des causes d'un "retour à la normale" pour les opus suivants. Ce jeu reste un morceau de bravoure, une audace qu'il faut saluer, et accessoirement l'un des meilleurs jeux de la NES, tout aussi doré que son prédécesseur.

 

D'autres fabuleuses séries, toujours en cours au jour d'aujourd'hui, ont également fait leurs premières armes sur NES. Metroid, série la plus adulte et la plus sombre de Nintendo, oeuvre de Gunpei Yokoi qui s'était inspiré d'Alien de Ridley Scott, a ainsi été le premier jeu vidéo (hors Miss Pacman) où le héros était une héroïne. La fameuse saga vampirique Castlevania de Konami a également montré les crocs pour la première fois sur NES, avec pas moins de trois épisodes totalement mythiques sur la 8 bits de Nintendo. On retiendra notamment Simon's Quest, le second épisode, qui fait la part belle à l'exploration et Dracula's Curse, le troisième, premier jeu à permettre d'incarner quatre héros différents au travers d'un périple à choix multiples. La série des Megaman de Capcom, des jeux nerveux d'action/plate-forme non linéaires aux graphismes époustouflants pour de la 8 bits, est aussi née sur NES, avec 6 épisodes. Enfin, on notera les deux épisodes de la très médiatique et très actuelle série Metal Gear, encore de Konami, au sein desquels on trouvait déjà tout ce qui a fait le succès de Metal Gear Solid plus d'une décennie plus tard : infiltration, alertes, gardes et codec.

 

J'ai évidemment omis de nombreux autres jeux de qualité, comme Kid Icarus (Nintendo), Kirby's Adventure (Nintendo), les trois premiers Final Fantasy (Squaresoft), Dragon Quest (Enix), Solstice (Sony), The Battle of Olympus (Broderbund/Infinity), etc, qui auraient tout autant mérité un petit développement.

 

Fiche technique

 

Constructeur

Nintendo

Année

1983

Nom

Famicom/NES

Prix

14800 ¥ au Japon

199,99$ aux USA

1490 FF en France

Génération

3e

CPU

Custom MOS 6502 Ricoh 2A03 @ 1,79 Mhz (NTSC)

Custom MOS 6502 Ricoh 2A07 @ 1,66 Mhz (PAL)

GPU

Ricoh 2C02 @ 5,37 Mhz (NTSC)

Ricoh 2C07 @ 5,32 Mhz (PAL)

Mémoire

2 ko de RAM (plus 8 ko sur cartouche)

256 octets pour les sprites, 28 octets pour la palette

Graphismes

64 sprites en 8x8 ou 8x16 ; 8 sprites par scanline

25 couleurs affichables sur 53 (dont 5 niveau de gris)

256x240

Son

4 canaux mono PSG + 1 canal mono PCM

 

 

La NES en chiffres

 

  • 20 ans de production (1983-2003)
  • 61,9 millions de consoles vendues
  • 1251 jeux officiels entre 1983 et 1994
  • Au moins 47 jeux millionnaires
  • Plus de 500 millions de cartouches vendues
  • 40,23 millions cartouches de Super Mario Bros vendues
  • Plus grosse cartouche : 6 Mbits (Kirby's Adventure)

 

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Petite présentation  (Généralités) posté le mercredi 09 avril 2008 19:42

Pour inaugurer ce blog, je vais commencer par présenter succintement ma collection et mon expérience de joueur.

 

J'ai débuté sur ColecoVison, en 1985, alors que la NES n'avait pas même encore atteint les rivages américains. Je n'avais que deux ans et demi, mais les jeux d'alors étaient plus simples, et j'arrivais à maîtriser suffisamment mon paddle pour m'amuser de mes parties. C'est sur ce support que j'ai fait connaissance avec SEGA (Carnival) et Nintendo (Donkey Kong) !

 

Deux ans plus tard, je recevais ma première console "à moi", une NES, livrée dans sa boîte avec deux jeux (Duck Hunt et Super Mario Bros), deux manettes et un Zapper (pistolet optique). Cette console fut mon premier choc graphique, Super Mario Bros enterrant littéralement toute production ColecoVision. Mais si la NES m'a profondément marqué, c'est surtout en raison de ses jeux plus élaborés, premiers représentants de séries qu'aujourd'hui encore je ne saurais ignorer : Legend of Zelda, Metroid, Megaman, Castlevania, Metal Gear...

 

En 1993 ou 94, j'avoue ne plus être tout à fait sûr de la date, mes parents ont prolongé mon histoire avec Nintendo en offrant à moi et à mon frère une Super Nintendo, dont hélas je n'ai plus la boîte aujourd'hui. Si cette console a beaucoup fait dans la continuité par rapport à la NES, elle a aussi réussi à s'en démarquer. C'est cette console qui m'a révélé ma passion pour le jeu vidéo avec le titre qui encore aujourd'hui fait parti de mes trois jeux favoris : Secret of Mana. La Super Nintendo a en outre abrité nombre de suites de séries entamées sur NES, mais en démulipliant leur potentiel ludique : Super Castlevania 4, Zelda A Link To The Past, Megaman X... Mais la SNES a aussi marqué l'industrie vidéoludique par ses prouesses techniques, avec notamment les premiers jeux en 3D face pleine sur console (Starwing), la saga des Donkey Kong Country aux graphismes incroyables grâce à un prérendu en 3D, ou encore le magnifique Yoshi's Island, aujourd'hui encore l'un des plus beaux jeux de plate-forme 2D existant.

 

Ma troisième machine fut une N64, en 1997, qui marqua tant mon entrée dans le jeu en 3D que la fin de mon attachement quasi-exclusif à Nintendo, avec également mes premières escapades vidéoludique sur PC. Si la machine m'a laissé sur ma faim jusqu'à la fin 1998, malgré le très bon Super Mario 64, encore une référence de la plate-forme 3D aujourd'hui, il aura fallu des titres comme Golden Eye et Zelda Ocarina of Time pour que j'accroche définitivement au support 64 bits de Nintendo, rejoint entre temps par une PlayStation, ornée du tonitruant Final Fantasy 7 et du magistral Castlevania Symphony of the Night, entre autres. Ces deux consoles combinées m'ont apportées les moments parmis les plus intenses de ma vie de joueur, avec la classe gothique de Symphony of the Night, la puissance narrative des Final Fantasy 7 et 8, le gameplay inégalable d'un Perfect Dark, la mélancolie d'un Majora's Mask (Zelda)...

 

Lors de l'avènement des 128 bits, mon frère et moi portâmes notre choix sur une Dreamcast, dès 1999, alors que PS2 et autres projets "Dolphin" n'étaient encore que sujets à spéculations. Après nous avoir marqué avec l'indispensable Soulcalibur et l'incomparable Shenmue, la dame blanche de SEGA fut rejointe coup sur coup par une Game Boy Advance puis ses concurrentes de Sony (PlayStation 2), Nintendo (GameCube) puis Microsoft (XBox). Je retiens de ces consoles des démarrages souvent laborieux, mais une attente récompensée par des titres forts comme Resident Evil 4, Metroid Prime ou encore Shadow of the Colossus, pour n'en citer que quelques uns. C'est pendant cette période que j'ai également commencé à m'intéresser aux anciennes consoles que je ne possédais pas, et à en acheter (Megadrive, Saturn, PC-Engine, etc).

 

Aujourd'hui, la seule machine de génération courante que je possède est la XBox 360, en plus d'une DS, qui sera tôt ou tard complétée par la Wii. La PlayStation 3, pour la première fois depuis que la marque de Sony existe, ne possède aucune exclusivité actuelle ou à venir qui me plaise.

 

Après plus de 20 ans de jeux, je me retrouve à la tête d'une petite vingtaine de consoles et d'environ 350 jeux. Une collec' conséquente, sans être colossale, et qui continue à croître assez régulièrement.

 

 Ma ludothèque il y a quelques mois

 

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